Avant l’industrialisation, une grande partie des vêtements était produite artisanalement.
Puis les machines changent la donne.
La production textile s’accélère.
Les vêtements peuvent être fabriqués en plus grande quantité.
Les coûts évoluent.
Les circuits commerciaux se développent.
Le vêtement entre progressivement dans une nouvelle ère.
De l’artisanat à la production
L’industrialisation transforme profondément le rapport au vêtement.
La confection permet de produire des vêtements destinés à un marché plus large.
La mode devient progressivement plus accessible à des populations qui ne pouvaient pas bénéficier des mêmes possibilités auparavant.
C’est une véritable démocratisation de l’habillement.
Mais démocratiser signifie aussi standardiser
Et c’est là que le paradoxe apparaît.
Produire davantage signifie nécessairement penser davantage en termes de tailles, de modèles, de séries et de marchés.
Le vêtement peut devenir plus accessible…
Mais aussi plus standardisé.
Cette tension est fondamentale pour comprendre l’industrie de la mode moderne.
Une question toujours actuelle
Aujourd’hui encore, l’industrie cherche un équilibre entre :
accessibilité et exclusivité ;
production et savoir-faire ;
standardisation et singularité.
Le débat n’a donc pas commencé avec la fast fashion.
Il est beaucoup plus ancien.
À retenir
Le XIXe siècle transforme le vêtement en profondeur.
La mode ne devient plus seulement un système de création.
Elle devient progressivement une industrie.
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