Une notification. Un écran qui s'allume. Un geste.
Et parfois, votre pouce est déjà sur le téléphone avant même que vous ayez décidé de regarder.
Ce n'est pas forcément un problème de volonté.
C'est aussi le résultat d'un environnement numérique conçu autour de l'attention et de la réaction.
Le problème n'est pas de répondre rapidement
Répondre vite peut être parfaitement pertinent.
Le problème commence lorsque réagir devient automatique.
Un message vous agace.
Vous répondez.
Une remarque vous blesse.
Vous répondez.
Un mail vous inquiète.
Vous répondez.
Puis, quelques minutes plus tard :
« J'aurais peut-être dû attendre. »
Entre stimulus et réponse, il existe un espace
Cet espace est minuscule.
Mais il change tout.
Vous pouvez décider de :
-
répondre immédiatement ;
-
attendre ;
-
relire ;
-
demander une précision ;
-
changer de canal ;
-
ne pas répondre du tout.
La compétence n'est donc pas de toujours attendre.
Elle consiste à retrouver la capacité de choisir.
Le test des 60 secondes
La prochaine fois qu'un message déclenche une réaction émotionnelle :
ne répondez pas immédiatement.
Posez votre téléphone.
Respirez.
Relisez le message.
Puis demandez-vous :
« Est-ce que je réponds au message… ou à l'émotion qu'il provoque chez moi ? »
Une minute ne résout pas tout.
Mais elle peut suffire à créer une distance entre réaction et communication.
Communiquer, c'est aussi savoir ne pas réagir
C'est une idée simple.
Mais à l'ère des notifications permanentes, elle devient une véritable compétence.
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