Vous ne parlez pas à votre manager comme vous parlez à votre meilleur ami.
Et heureusement.
Vous ne choisissez probablement pas les mêmes mots, le même niveau de familiarité ou le même ton.
Pourtant, certaines personnes culpabilisent lorsqu'elles adaptent leur communication.
Comme si changer de registre signifiait forcément jouer un rôle.
Ce n'est pas de l'hypocrisie. C'est de l'adaptation.
Tout le monde adapte sa communication
Vous le faites déjà.
Vous ne parlez pas à un enfant comme à un collègue.
Vous ne rédigez pas un mail professionnel comme un message à un ami.
Vous ne présentez pas un projet à votre équipe comme vous le raconteriez autour d'un verre.
Le contexte modifie naturellement votre manière de communiquer.
Le problème n'est donc pas l'adaptation.
Le problème, c'est ce que vous êtes obligé d'abandonner pour vous adapter.
Garder un noyau stable
Une bonne adaptation conserve quelque chose de stable.
Vos valeurs.
Votre façon de réfléchir.
Vos limites.
Votre manière de travailler.
Vos lignes rouges.
En revanche, la forme peut évoluer.
Le vocabulaire.
Le niveau de formalité.
Le rythme.
Le degré de précision.
La longueur de votre intervention.
C'est cette distinction qui permet de s'adapter sans se perdre.
Quand l'adaptation devient-elle un problème ?
Posez-vous une question :
« Est-ce que j'adapte ma communication ou est-ce que je transforme ma personnalité pour être accepté ? »
La réponse peut être révélatrice.
Si vous modifiez votre manière de parler pour être compris, c'est une compétence.
Si vous abandonnez systématiquement vos valeurs ou vos limites pour plaire, le problème est différent.
Vous ne communiquez plus.
Vous vous effacez.
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