Le pyjama du dimanche.
Le sous-vêtement choisi sans témoin.
La tenue d'intérieur que personne ne verra.
Pourquoi faisons-nous encore des choix vestimentaires lorsque personne ne nous regarde ?
Parce que le vêtement ne parle pas uniquement aux autres.
Il nous parle aussi à nous-mêmes.
Le vêtement participe à notre image de soi
Nous nous habillons pour être vus.
Mais nous nous habillons également pour nous sentir d'une certaine manière.
Une tenue peut donner l'impression d'être :
- plus confiant ;
- plus confortable ;
- plus élégant ;
- plus puissant ;
- plus libre ;
- ou simplement plus soi-même.
Le vêtement participe donc à notre rapport au corps.
L'intimité est le vestiaire que personne n'analyse
La mode se concentre souvent sur ce qui est visible.
Les défilés.
Les campagnes.
Les tapis rouges.
Les réseaux sociaux.
Mais le vêtement intime raconte parfois une relation beaucoup plus personnelle à l'apparence.
Que choisissons-nous lorsque nous savons que personne ne donnera son avis ?
Cette question est particulièrement intéressante.
Le vestiaire public et le vestiaire privé
Nous possédons souvent plusieurs versions de nous-mêmes.
Celle que nous montrons.
Celle que nous réservons à nos proches.
Et celle que nous vivons lorsque nous sommes seuls.
Ces trois identités ne sont pas nécessairement contradictoires.
Elles montrent simplement que l'apparence répond à différents besoins.
L'image que nous construisons et l'image que nous habitons
Une véritable icône sait généralement maîtriser la frontière entre visibilité et intimité.
Ce qu'elle montre.
Ce qu'elle cache.
Ce qu'elle laisse deviner.
Le mystère lui-même peut devenir une stratégie d'image.
Mais avant même de construire une image publique, chacun possède déjà une relation intime au vêtement.
Comprendre cette relation, c'est comprendre que la mode ne se résume pas à être regardé.
Elle consiste aussi à habiter son propre corps.
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