Un sac peut coûter le prix d'un mois de loyer.
Une paire de baskets peut valoir plus cher qu'un ordinateur.
Pourquoi accordons-nous autant de valeur à des objets qui servent pourtant d'abord à nous habiller ?
Parce qu'un vêtement ne sert pas uniquement à couvrir le corps.
Il signale.
Le vêtement comme marqueur social
Depuis longtemps, l'apparence permet d'identifier une position sociale.
Aujourd'hui, les codes sont parfois plus subtils.
Ils peuvent se retrouver dans :
- une marque ;
- une coupe ;
- une matière ;
- un logo ;
- une couleur ;
- un accessoire ;
- ou même l'absence apparente de marque.
Le vêtement devient un signal adressé à celles et ceux capables d'en comprendre les codes.
S'habiller, c'est parfois dire : « Je suis des vôtres »
Nous nous habillons souvent pour appartenir.
À une génération.
À une profession.
À une communauté.
À un milieu culturel.
À une esthétique.
La tenue permet alors de créer une forme de reconnaissance immédiate.
Mais elle peut également servir à faire exactement l'inverse.
S'habiller peut aussi vouloir dire : « Je ne suis pas comme vous »
La mode est également un outil de distinction.
Nous pouvons volontairement nous éloigner des codes dominants pour nous différencier.
C'est là que le vêtement devient particulièrement intéressant :
il peut servir à appartenir et à se distinguer simultanément.
Les codes sociaux changent
Un vêtement associé hier à un milieu particulier peut devenir populaire demain.
Un logo autrefois discret peut devenir ostentatoire.
Une esthétique marginale peut devenir tendance.
Les codes circulent, se transforment et sont réappropriés.
C'est pourquoi la mode constitue un formidable observatoire des rapports sociaux.
Regarder les vêtements, c'est parfois regarder la société elle-même.
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